Les 4 principes fondateurs
ACF® repose sur quatre principes axiomatiques, indépendants du protocole technique utilisé en sous-couche. Ils s’appliquent à tout système agentique en production, quel que soit le client (Claude, GPT, Gemini, modèle propriétaire) ou le protocole (MCP, ACP, Operator, etc.).
P1 — Séparation décision / exécution
L’agent peut exécuter ; il ne peut pas décider seul des décisions stratégiques critiques (engagement contractuel, écart financier au-delà d’un seuil, transfert international de données, action irréversible sur un actif réel). Ces décisions sont toujours humaines, ou suspendues.
P2 — Zones non-déléguables
Certaines décisions ne sont jamais déléguables, quel que soit le niveau d’autonomie de l’agent et la maturité de l’organisation. Elles sont énumérées dans la constitution agentique de chaque organisation (fiche ACF-03).
P3 — Traçabilité et interruptibilité
Toute action agentique est journalisée dans un registre cryptographiquement signé (fiche ACF-08). Toute action peut être interrompue à n’importe quel moment via un kill switch opérationnel (fiche ACF-06) dont l’effectivité est testée.
P4 — Gouvernance vivante
Le cadre de gouvernance évolue avec les capacités des agents. Une revue formelle au moins trimestrielle (fiches ACF-05 et ACF-10) ajuste les niveaux d’autonomie, les seuils d’escalade et les zones non-déléguables.
Pourquoi des axiomes ?
Les principes ACF® sont posés comme axiomes — non démontrés à partir d’autre chose — pour qu’une organisation puisse les reconnaître ou les rejeter en bloc. Une discussion sur « doit-on tracer les décisions ? » ne mène pas à un déploiement. Une décision sur « adoptons-nous le cadre ACF® ? » permet d’avancer. C’est une posture méthodologique délibérée.